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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 11:40
Paraisopolis... au  Brésil, une favela où survivent des populations en marge de la société

Paraisopolis... au Brésil, une favela où survivent des populations en marge de la société

THE ART FABRIC est le projet un peu fou de deux photographes humanistes passionnés d'art urbain, Eric Maréchal et Fabi Futata. Ils se sont rencontrés au Brésil et depuis, ils sillonnent le monde, avec un but : apporter de l'art et de la joie à des populations deshéritées, en marge de la société. Dans les bidonvilles de Toulouse, les favelas brésiliennes, les campements de Roms de Berlin ou les quarties en démolitions de Shangaï, Eric et Fabi tissent des liens et construisent des amitiés avec des hommes, des femmes et des enfants qui vivent autrement, et leur offrent des oeuvres réalisées par des street artistes. Le street art, art éphémère, prend sa place dans ces lieux provisoires, et crée un lien fugace mais éclairant entre ces communautés. Le projet est magnifique, et plus riche encore.... Eric et Fabi ont écrit un très beau livre, qu'ils comptent éditer aux éditions Omniscience à l'aide d'un financement participatif.

Paulo, un habitant de Crakolandia, par Nice Art. Paulo adore aider Eric dans des collages acrobatiques.

Paulo, un habitant de Crakolandia, par Nice Art. Paulo adore aider Eric dans des collages acrobatiques.

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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 16:37

Cet article est reposté depuis ArtAndFarts.over-blog.com.

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 18:19
des cadens esseulés...
des cadens esseulés...

Paris romantique.... on s'embrasse sur les bords de la Seine, on joue aux amoureux de l'Hôtel de Ville, on se marie et on se prend en photo devant la Tour Eiffel scintillante dans la nuit parisienne.

Et voilà que timidement d'abord, puis de plus en plus vite, des cadenas en laiton, en acier et autres métaux se sont accrochés aux grilles du pont des Arts. Elle est belle, la passerelle, étincelant de mille feux dorés sous les rayons de soleil! Il en vient du monde entier, et avec eux, la cohorte des profiteurs, vendeurs de cadenas à la sauvette, qui détalent comme des lapins quand surgissent les policiers...

Et puis le tas de cadenas enfle, grossit, s'alourdit, et les grilles se tordent, s'écroulent... les services techniques luttent, élaguent, changent les panneaux surchargés, cisaillent... en vain... la horde sauvage des cadenas envahit chaque espace, les lampadaires, les mobiliers urbains...

L'épidémie des cadenas

Mais quelle symbolique! un cadenas, qui bloque, qui verrouille, qui enferme, qui lie et qui attache... l'idée même de cet enfermement est pesante et lourde... est-ce étonnant de voir cette passerelle si aérienne croûler sous le poids des chaînes qui entravent l'amour?

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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 07:12

  LA TOUR PREND GARDE DE TE LAISSER ABATTRE...

 

Un monceau de gravats couverts de poussière blanche, des ferraillages tordus qui émergent du béton, des platras et des pans de briques, voilà ce qui reste de la Tour 13, après un chantier éclair.  Pendant trois jours, les badauds et les photographes se sont massés aux pieds de la tour, avec leur téléphone, leur appareil photo et des caméras videos pour assister à la chute de la tour.

  DSC 0092

 La destruction de la tour a mis à jour les fresques et les peintures... image fugace d'un visage dans la fumée du chantier.

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  Le bâtiment s'écroule sous les coups de boutoir des engins. Une énorme grignoteuse avec des mâchoires d'acier oscille au bout d'un cou metallique. Sa tête oscille comme celle d'un dinosaure, et sa gueule plonge, frappe, broie et arrache goulument les ferrailles tordues où s'accrochent des lambeaux de ciment.  de ses naseaux jaillissent des jets de vapeur ...C'est fascinant et obscène, comme une immense curée ...

  DSC 0042

On tousse, on crache, les cheveux, les habits sont poudrés, les appareils photos sont gris de poussière. Les yeux brûlent, et certains sortent masques et foulards.

Les gravats tombent avec un bruit de cascade, les plaques de laine de verre volent et tombent comme des feuilles mortes.

 

Les yeux  du chat de C215 guettent, tapis dans le noir. Une autre pièce s'écroule, et le samoura¨de Stew rejoint un magnifique visage d'Inti.  Puis c'est la cage d'ascensceur, où une femme mélancolique signée Dan23 est suspendue dans le vide.

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Quelques impressions de spectateurs prises à la sauvette:

"c'est triste.... on aurait dû le sauver"

"Hier soir j'ai pleuré"

"C'est bien, c'est éphémère"

"...quand je pense qu'on

a fait plus de trois heures de queue pour rentrer et que maintenant tout est fichu par terre..." 

 

Des impressions sur la machine :

"c'est mieux qu'au cinéma, et en plus, c'est gratuit"

"On dirait une mante religieuse"

  DSC 0136

 

Pour 100 briques tu n'as plus rien...

"monsieur.... on pourrait avoir une brique en souvenir?

Ah non madame! c'est la propriété des artistes!"

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 10:47

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Prologue

 

Ils s'appellent Maxwell, Artaud, Chien fou ou face B... ils ont de grands yeux étonnés ou rieurs, des faces lunaires et ils fixent le vide devant eux... Leur surface est crevassée, patinée, fendue, leur structure étrange, d'os et de plastique, ivoire et galalithe...

 

Les envahisseurs ont conquis Saint Rémy.

 

Acte I 

Le festival A'part des Alpilles a demandé au collectif Apparaïtre d'envahir (pacifiquement) la ville de Saint Rémy en ce 21 juillet 2013.

Ce fut fait, dans la nuit chaude des Alpilles, Julie Tanit et son équipe de colleurs Cascadeurs a collé des photographies agrandies de tout un petit peuple aux yeux vides dans les rues de Saint Rémy. A l'aube, quand les premiers passants et les commerçants ont commencé leur journée, les envahisseurs étaient là, placides et débonnaires. Ce fut pour le moins un choc!

 

Acte II : La claque


Il y en a partout!

La colle à peine sèche, les réactions fusaient...

ils sont venus pendant la nuit, je les ai vus!

C'étaient des jeunes...

Ils avaient des échelles...

Les gens s'attroupent, médusés. Puis, la résistance s'organise. Certains arrachent et décollent sans même réfléchir. On appelle la police, la mairie est assaillie de coups de téléphone, les commerçants craignent que la fréquentation de leur boutique en patisse.

La plupat des gens, touristes passants et habitants trouvent ça plutôt drôle et amusant...

 

Acte III : La maréchaussée enquête

 

Pendant que les photographes photographient et que les touristes s'amusent, nez à l'air à les repérer, la police municipale patrouille, l'air très sérieux, photographiant les oeuvres incriminées, les passants qui les regardent et les photographes, puis, avec un calepin, prennent note de tout ce que leur racontent les Saint Remois outrés ou parfois goguenards. DSC_0008.jpg

 

 

Acte IV :  La résistance s'organise.

 

Les organisateurs du festival et les artistes sont sommés de décoller ou d'arracher immédiatement les oeuvres, sans quoi la municipalité va le faire et facturer le Festival. Mais les habitants ne sont pas tous choqués, loin de là, et de très nombreux habitants veulent garder leur petit bonhomme!

 

Mais qui sont ces aliens?

 

Mais au fait, dans tout ça, on oublie l'essentiel...

C'est quoi?

des têtes de mort?

Des poissons?

des Maladies contagieuses?

Des microbes?

des aliens?

Non.... Tout simplement des premiers plans de boutons, tout droit sortis de la boîte à couture d'une gentille grand mère, aujourd'hui décédée, et que Julie et Ella ont amoureusement photographiés un à un en gros plan.  Usés, patinés, ces petits boutons ont vécu, et leurs yeux vides reflètent la sagesse d'un passé ou rien n'était jeté, et où un bouton était gardé dans le silence d'une boîte avant de renaître sur un nouvel habit...

 

D'où les titres moqueurs de la presse locale! La guerre des boutons à Saint Rémy....

 

" si j'aurais su..."

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Ce bouton s'appelle Personne.... Il est collé au dessus de la fontaine dite de Nostradamus. Décollé aussi vite que possible...

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Bravo! bravo au collectif d'avoir su à partir de boutons, suscité autant de questions et d'émotions!

Bravo au festival, d'avoir osé et d'avoir autant fait parler!

Bravo pour l'action et le courage...

C'était beau et osé...

 

Remarque1  : la colle est biodégradable.  Il s'agit de colle à l'eau.

Remarque 2 : les affiches sont en papier spécial, qui ne tache pas

remarque 3 : Les affiches politiques ou les publicités pour les fêtes, les soldes ou autres événements sont tout aussi gênantes et invasives pour le passant, et elles dégradent tout autant l'environnement!

 

Qu'est-ce qui gène autant les gens dans ces bouton? Le regard, bien sur, vide et noir, qui nous renvoie à notre angoisse, le regard, comme un miroir sur nos peurs.

 

OUI, LES BOUTONS DE SAINT REMY SONT DE L'ART

 

 

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 13:54

 

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A l'initiative d'un petit groupe d'artistes engagés, une expo, Walls and Rights va traiter de sujets aussi tabou que le mariage homosexuel, la discrimination des travailleuses (rs) du sexe, des trans... et autres.

 

Pour la liberté et contre les idées reçues, contre la discrimination, venez nombreux nous soutenir...

 

  • Le Stendhal, 50 rue stendhal 75020 Paris
  • Exposition street-art
    31 artistes pour l’égalité des droits et la lutte contre le sida et les IST

    Du 17 au 25 novembre 2012
    Vernissage le samedi 17 novembre de 17h à 21h30
    ponctué de performances live

    au squat Le Stendhal, 50, rue Stendhal 75020 Paris M° Gambetta
    ouverture : Mer et Ven 17-20h / Sam-Dim 14-20h


    Alban Roger, Bastek, Combo Culture Kidnapper, Damien Roudeau, Downtown, Duguduss, Epsylon Point, Elodie Besnainou, Ers Fred Oner, Hairier Than Kate Moss, Hermann Treest artist, Iza Zaro, JBC Jean-Baptiste Colin, JPM, Kashink, Khairon, Loïc le Phoque Fringant, Madame, M-E - Paris Marlène Ehrhard, Mcsim, Milo, Nice Art, Norulescorps, Roman Kay, Roswita Guillemin, Sara Chelou, Susan Shup, Tarek, Toctoc, Thom Thom et Valérie Maho.


    En réponse aux manifestations des intégristes de tous bords contre l’égalité des droits, au gouvernement actuel qui retarde la présentation du projet de loi sur le mariage et l’adoption pour tous et à quelques semaines de la journée mondiale de lutte contre le sida, les artistes se mobilisent pendant une semaine par cette exposition ponctuée de performances.

    Ces artistes issus du street art offrent leur regard sur les revers de l’actualité : l’égalité des droits au mariage, à l’adoption et à la procréation médicalement assistée, la lutte et la prévention contre le sida, la discrimination des minorités touchées par la maladie, les combats quotidiens des séropositifs, lesbiennes, gays, bis, transexuels, queers, intersexes, des travailleurs du sexe dépréciés par notre société.

    Les artistes sont libres de verser un pourcentage des ventes à des associations qui militent pour ces causes.


    http://wallsandrights.canalblog.com/


    Contact Presse : Mikaël Zenouda
    Tél 06 13 50 89 80 mikael.zenouda@laposte.net
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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 15:42

 

DSC 0670Paris, Nation.Rue des Pyrénées, rue de Lagny dans le 20°.

 

 

Les entrepôts de bus, un carré entouré de murs, un cadre exceptionnel...

impossible de passer devant sans voir une silhouette  en train de jeter de la couleur, de peindre ou de photographier les peintures.

Pendant des mois et des années, tous les street artistes, peintres, graffeurs, tagueurs etc. du monde entier sont venus écrire une page de l'histoire de ce spot mythique sur Paris. Les peintures se succédaient, se répondaient, se recouvraient.

Des centaines de photographes et de blogs suivaient la créativité exceptionnelle de ce lieu.

 

Puis le couperet est tombé.

 

 

La démolition a commencé.

 

Des palissages et des grilles ceinturent l'ensemble, des machines infernales grigotent le bâtiment de l'intérieur, qui se vide de sa substance dans des bruits effroyables.

DSC_0660.JPG JPM et Nice Art

 

Depuis le début de mois de janvier, ce sont des bouts de mur qui sont peu à peu condamnés, avant la destruction totale. Depuis, des artistes interviennent quotidiennement, malgré le froid glacial, pour écrire sur ces murs leur besoin de lieux de liberté et d'expression.

DSC 0599Nosbé

A retrouver, jour après jour, le compte à rebours est commencé.

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Le 16 janvier 2012...

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 23:05

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Philosophie de Métro....

 

C'est vrai!

Pourquoi vendre du contact par internet? Ce regard émerveillé qui nous dit l'enchantement du 22 à Asnieres.

 

Cette Pub qui est partout dans le Métro vante les services d'Internet (en payant) pour rencontrer son voisin, célibataire lui aussi, youpee, ça tombe bien.

 

On vit à l'envers.

Un peu de bon sens, que diable!!! Mrerci à l'anonyme vengeresse et à son marqueur plein de sagesse.

 

Maintenant,un peu de recul et de lecture d'image pour la partie basse. Le photographe s'est fait vraiment plaisir avec cette image très suggestive, et qui met mal à l'aise.

C'est sur, la pub rend con... ce con dont l'origine est encore discutée, et qu'on retrouve (peut être) dans le mot conil, (lapin en ancien français).

 

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 13:39

Promenades photographiques et petites phrases qui appellent le passant...

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Paris 13°, une déclaration d'amour raturée et un peu compliquée... c'est toute une histoire dont on ne devine que des bribes... qui a censuré?

 

 

 

A Paris,

Rue Gustave Geffroy, dans le 13°, sur un mur en ciment, on s'interroge en Neurosciences. La mémoire est dans l'hyppocampe?

 

 

 

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A Arcueil,devant la Maison des examens où tant de personnes viennent se confronter à la dure réalité d'un examen, , un candidat inspiré s'est lâché....

 

La vérité est sur le ciment, et fait de la rue le théâtre de la vie.

 

 

 

 

 

Octobre  2011 : Sur les quais de la Loire, à Nantes, le monde d'achève en poésie... Photographié  sur les murs d'un entrepôt, à côté des collages geants de Paul Bloas : P1040293

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Toujours sur les quais de Loire, à  Nantes... Et que l'exode des tyrans domestiques commence!!!P1040294

 

 

 

 

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Plus loin, en juillet, dans Paris, à la Station Bonne Nouvelle,  Mr Chat joue purement et simplement avec la pub du Métro.

 

 

 

 

 A Paris, rue de la Huchette, sur les palissades des éternels chantiers parisiens de l'été, le poète trace la route de la soie. Mais elle n'est pas rose tous les jours! Qui s'y frotte s'y pique!

Marylin en redemande. Collage de Fred Le Chevalier et sticker de Nice Art.

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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 11:44

1045 2304Trente ans de pochoir sur les murs de Paris.... Ca s'arrose!!!!

 

 

 

Samantha Longhi et Benoît Maître ont conçu poiur l'occasion un livre hyperdocumenté et très illustré sur ce mouvement artistique capital de la Capitale.

 

On y retrouve des biographies, des  photos d'archives et une somme d'informations inédites.

 

On replonge dans l'atmosphère euphorique des premiers pochoirs parisiens, quand chaque balade photographique était un safari....

 

Le mouvement pochoiriste n'est pas mort, loin de là, mais la ville change, et les artistes aussi, qui ont sur coller à la mutation urbaine et réemerger de dessous les graffs.

 

A lire et à garder précieusement dans sa bibliothèque.

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